Philippe Bourgois, PDG de Germline, un entrepreneur de convictions

Une envie de changement, une pincée de hasard et surtout un formidable « coup de foudre », voilà les ingrédients de la réussite de Philippe Bourgois avec Germline.

C’est en dirigeant qu’on devient dirigeant... de sa propre entreprise !
Après avoir fait l’équivalent d’HEC en Belgique, Philippe Bourgois, le futur P-dg de Germline, entre dans un grand cabinet d’audit international, à Bruxelles. Il y passe trois ans au département « fusions et acquisitions », avant de quitter le conseil pour aller dans l’industrie. Il rejoint une grosse PME belge produisant des arômes alimentaires. Il y occupe les fonctions de directeur financier, à Bruxelles, avant de prendre la responsabilité de l’unité de production de Grasse. Il fait passer l’usine du sud de la France de 50 à 120 salariés en seulement huit ans et réussit à dégager une rentabilité supérieure à celle de la maison mère. « J’étais, à 30 ans, directeur général d’une belle entreprise », constate-t-il. C’est alors que Philippe Bourgois décide de franchir le pas : « J’avais envie de tenter l’aventure et de me mettre à mon compte », dit-il.
C’est à l’occasion d’une tentative d’association qui échouera, près de La Rochelle, que Philippe Bourgois découvre l’univers des graines germées fraîches. Il qualifie lui-même cette découverte de « coup de foudre ». « C’est un produit qui correspond parfaitement à mes valeurs en matière de santé et de bien-être », explique-t-il. « J’y ai trouvé la synthèse de tout ce que je rêvais de faire. » Il ne lui reste plus, alors, qu’à trouver une autre opportunité pour se lancer. Il prospecte aux Pays-Bas, en Angleterre et en Belgique, son pays d’origine, et après avoir visité plusieurs sites, c’est dans le centre de la France, à Sancoins, dans le Cher, près de Nevers, que Philippe Bourgois se lance et passe de l’autre côté du miroir. Il reprend à la fin de 2000 une petite affaire de cinq salariés, installée sur la monoproduction de germes de soja. Il commande aussitôt ses premières machines aux États-Unis pour diversifier les productions de l’entreprise, dont il fera le numéro un des graines germées fraîches en France, employant aujourd’hui 45 personnes.

« C’est un produit qui correspond parfaitement à mes valeurs en matière de santé et de bien-être. »

PARCOURS EXPRESS

Après avoir fait à Louvain l’Institut d’administration et de gestion (IAG),l’HEC belge, Philippe Bourgois rejoint à Bruxelles, en 1986, le cabinet d’audit Coopers & Lybrand (devenu depuis PricewaterhouseCoopers). Trois ans plus tard, il entame une carrière dans l’industrie. Il devient directeur financier d’une entreprise belge d’arômes alimentaires avant de prendre la direction générale de l’unité de production de Grasse, dans le sud de la France. Il reprend ensuite Germline, en 2000.


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