Oralia émet des signaux (très) favorables

Oralia a conquis rapidement des positions de leader mondial sur deux marché de haute technologie, ma mesure du temps précis et la recherche et le sauvetage par satellite. Isatis Capital accompagne le succès prometteur de cette PME.

Existe-t-il un plus beau métier que celui qui consiste à contribuer à sauver des vies humaines?

C’est celui qu’exerce Jean-Yves Courtois depuis une petite dizaine d’années. Auteur d’une superbe « success story, le dirigeant d’Orolia est, pour ainsi dire, un « secouriste high-tech, auquel beaucoup de gens confrontés à des situations d’extrême urgence à un bout ou à un autre de la planète doivent indirectement la vie.

La (grosse) PME, basée à Sofia Antipolis, a connu une croissance extrêmement rapide. Elle est très vite devenue le numéro un mondial de la recherche et du sauvetage par satellite: Orolia fournit des équipements et des systèmes de haute précision, qui permettent, par exemple, de localiser en quelques secondes la position des balises de détresse en mer, sur terre ou dans les airs. « Notre coeur de métier est d’exploiter des signaux émis par les satellites, explique Jean-Yves Courtois.

Expert des technologies de secours

D’abord connue pour ses horloges atomiques (l’entreprise est numéro deux mondial du secteur), Orolia possède, aujourd’hui, deux activités distinctes : le pôle historique, celui de la mesure du temps précis (l’unité de mesure est le milliardième de seconde !), et celui de la recherche et du sauvetage par satellite. Jean-Yves Courtois a, en e…ffet, très vite positionné la société sur les technologies de secours, qui possèdent un potentiel de développement important.

Les deux métiers représentent, à présent, un poids égal dans le chiffre d’affaires, dont la croissance a été spectaculaire. Quand Isatis Capital est entré dans le capital de l’entreprise en 2007, celui-ci tournait autour de 12 M . Il a dépassé, l’année dernière 80 M. Isatis Capital a fait partie des investisseurs qui ont rejoint Oralia avant que la société ne soit introduite en Bourse, en juillet 2007, puis a réinvesti deux ans plus tard. Alors que son premier « ticket n’avait été que de 1 M, Isatis Capital a alors apporté 5 M  pour accompagner la stratégie offensive de croissance externe d’Orolia. Une stratégie visant à atteindre rapidement la taille critique et à avoir accès aux grands clients mondiaux (comme la Nasa) sur le marché de la recherche et du sauvetage. « Il s’agit de marchés matures, sur lesquels nous sommes confrontés à des normes et à des certifications exigeantes, explique Jean-Yves Courtois. Le meilleur moyen d’y entrer est d’acquérir une société leader.

Orolia est, aujourd’hui, le seul acteur mondial capable de maîtriser l’ensemble des technologies de la chaîne des secours, des balises (notamment
celles de la filiale Kannad) jusqu’aux centres de contrôle équipés de logiciels de gestion des opérations de recherche et sauvetage.

« Oralia est portée par une équipe de management de très grande qualité, capable de se projeter à l’international. »

Brice Lionnet
Président du directoire d'Isatis Capital

Culture de l'international

Les succès commerciaux impressionnants remportés par Orolia (en particulier en Australie et en Nouvelle-Zélande, en 2014, où la société a décroché son « contrat du siècle , voir ci-contre) s’appuient sur une culture entrepreneuriale délibérément tournée vers l’international (les trois quarts des collaborateurs travaillent hors de France), sur un investissement massif dans la recherche et le développement (près du tiers des effectifs), sur une politique d’innovation vigoureuse (les technologies les plus récentes visent à localiser en quelques secondes, contre des dizaines de minutes avec les systèmes précédents, et avec une meilleure précision la position des balises de détresse en mer, sur terre ou dans les airs), ainsi que sur une équipe dirigeante de haut niveau.

Pour Brice Lionnet, président du directoire d’Isatis Capital, « Jean-Yves Courtois a parfaitement réussi à fédérer des équipes venant d’horizons différents. C’est un excellent manager, capable de mener le groupe à un niveau très haut , affirme-t-il.
L’accompagnement d’Isatis Capital, devenu le deuxième actionnaire du groupe, a largement contribué à la montée en puissance d’Orolia, comme Jean-Yves Courtois le reconnaît lui-même, se félicitant d’une « collaboration extrêmement constructive. Les équipes d’Isatis Capital, très pragmatiques, ont considérablement enrichi nos réflexions des expériences qu’elles ont accumulées dans d’autres entreprises, expliquet-il. Elles ont les bons réflexes, font preuve de beaucoup de sang-froid et elles nous ont aidés à prendre les bonnes décisions, au bon moment.

« Les outils de management modernes sont bien adaptés à notre structure très éclatée. »

Jean-Yves Courtois
Pdg d'Orolia

Rester leader mondial

Oralia devrait réaliser un chi…ffre d’affaires d’environ 100 M , en 2016, et de 200 M d'ici à quatre ou cinq ans.

Un objectif ambitieux que Jean-Yves Courtois compte atteindre, en particulier en procédant à des acquisitions supplémentaires sur un marché fragmenté. Le groupe devrait, ainsi, conforter ses positions de leadership mondial sur ses niches de marché, qu’il s’agisse du maritime, de la défense, de la sécurité, du spatial, de l’aéronautique ou des télécommunications.

La PME de Sofia Antipolis devrait également continuer à améliorer sa rentabilité, déjà très satisfaisante. Le modèle économique d’oralia est, en e…ffet, en train d’évoluer considérablement. « Nous étions des fabricants de produits électroniques, et nous sommes devenus, depuis deux ou trois ans, des fournisseurs de systèmes intégrés et de logiciels, explique Jean-Yves Courtois. Cette évolution majeure présente l’énorme avantage de procurer des revenus récurrents et d’améliorer considérablement la visibilité du chiˆre d’aˆaires. Tout en permettant de sauver encore davantage de vies humaines.

Entreprendre est une belle aventure