NGI révolutionne le métier de radiologue

Il a fallu moins de dix ans à NGI pour devenir le premier acteur français sur le marché de l'imagerie médicale. ISATIS Capital l'accompagne depuis octobre 2015, moment où la PME à la croissance record a franchi une étape décisive de son développement.

Vive la révolution ! Quand une activité est bousculée par l'évolution des technologies, les modèles économiques sur lesquels elle était jusque-là bâtie volent en éclats. Les acteurs du secteur doivent alors réinventer leur métier. Mais ils n'ont pas toujours les moyens de le faire eux-mêmes. C'est la situation à laquelle ont été confrontés les cabinets de radiologie, qui ont connu une révolution technologique sans précédent. Les plateaux techniques des centres d'imagerie médicale (clichés radio, échographies, scanners, IRM), excessivement gourmands en capitaux, sont aujourd’hui entièrement numérisés, emploient jusqu'à 200 collaborateurs et n'ont plus grand-chose à voir avec les anciens cabinets de radiologie, tout analogiques.

Dépassés par les évolutions technologiques, les médecins radiologues ont été amenés à sous-traiter la gestion de leur plateau technique. C'est de cette intuition géniale qu’est née la spectaculaire réussite du groupe NGI. Car si, en 2006, Numerix est une petite société de distribution de matériels analogiques pour les cabinets de radiologie, elle leur propose aujourd’hui des solutions globales intégrant l'installation, la maintenance et les systèmes d'information. « J'ai senti que la notion d'intégrateur de solutions devait émerger, explique Didier Sensey, président du groupe. J'ai compris que les cabinets de radiologie avaient besoin d'un partenaire capable de se porter garant du bon fonctionnement et du maintien en capacité opérationnelle du plateau technique pour que les médecins puissent se consacrer exclusivement à la... médecine, c'est-à-dire aux soins et au bien-être des patients. Nous sommes arrivés au bon moment, avec une offre pertinente », constate-t-il.

« L'enjeu des cabinets de radiologie n'est plus la qualité de l'image ou le temps d'examen, qui ont atteints de très bons niveaux, mais l'optimisation de l'organisation. »

Didier Sensey
Président de NGI

Une offre globale

Didier Sensey, épaulé par des équipes de haut niveau, a fait montre d'une extraordinaire capacité à anticiper les évolutions structurelles des cabinets de radiologie en leur proposant les logiciels et les matériels les plus performants, couvrant tous les besoins des centres de radiologie, depuis la prise des rendez-vous jusqu'à la facturation des actes médicaux, en passant par le parcours de soins. La recherche et le développement occupe de ce fait une place de premier rang dans le dispositif mis en œuvre par le président du groupe, qui sait l’importance de l'innovation dans le secteur. La société a connu une expansion extrêmement rapide en seulement dix ans, appuyée tant sur la croissance organique qu’externe.

La politique d'acquisitions menée par Didier Sensey a été à chaque fois l'occasion d'enrichir et de compléter l'offre proposée par Numerix. Un pas important a été franchi en octobre 2015, au moment du rachat de Global Imaging On Line, une société de services informatiques leader qui propose des solutions logicielles de gestion de l'ensemble du flux de travail d'un centre d'imagerie médicale. C'est d'ailleurs à cette occasion qu’Isatis Capital est entré dans le capital de Numerix, pour accompagner la société dans cette phase décisive de son développement. L'entreprise a en effet doublé de taille avec ce rachat. Elle a, à cette occasion, changé de nom pour s'appeler aujourd’hui NGI. « Les centres et les services d'imagerie médicale disposent maintenant d'un seul interlocuteur proposant une offre complète, alors qu'ils devaient s'adresser avant à une dizaine de fournisseurs différents », explique Laurent Baudino, directeur associé chez Isatis Capital, qui reconnaît avoir été séduit par « la capacité managériale exceptionnelle de l'équipe » et se félicite de « la relation de proximité et de confiance qui s'est installée avec elle ». Le président du groupe NGI se réjouit de son côté du partenariat noué avec Isatis Capital qui « repose sur une vision commune de la stratégie de l'entreprise ». Il apprécie en particulier que « la présence d'un actionnaire solide le mette à l'abri de la pression du court terme ».

Un beau potentiel de développement

NGI occupe aujourd'hui en France 25 % du marché de l'accompagnement des centres d'imagerie médicale et détient un portefeuille de près d'un millier de clients. Didier Sensey perçoit les 75 % restants du marché comme une formidable opportunité. Après avoir fait porter le gros de ses efforts de marketing sur les centres privés, le groupe poursuit maintenant son implantation dans les hôpitaux, répondant aux appels d'offres des structures publiques. Constamment à l'affût des innovations technologiques pour améliorer encore ses prestations, il vient de signer un partenariat avec Doctolib, une start up extrêmement dynamique, spécialiste de la prise de rendez-vous médicaux sur internet. Le groupe NGI nourrit non seulement de grandes ambitions sur le marché français, mais aussi en Europe, avec l’objectif de doubler de taille d'ici à trois ou cinq ans. Une nouvelle révolution en perspective !

Eloge de l'hypercroissance

Depuis qu'il a repris en 2006 la société Numerix, devenue NGI en octobre 2015, Didier Sensey a fait de l'hypercroissance le mode de gestion de l'entreprise. La croissance annuelle de Numerix a dépassé plusieurs fois 40 %. La société réalisait un chiffre d'affaires de 3,3 millions d'euros et employait 8 salariés en 2006. Deux ans plus tard, le chiffre d'affaires s'élevait à 9 millions d'euros et l’entreprise comptait 36 collaborateurs. En 2014, la société avait effectué un nouveau bond en avant : elle réalisait un chiffre d'affaires de 12 millions d'euros et comptait 48 salariés. Mais c'est en octobre 2015 que la société a franchi l'étape la plus significative. Numerix rachète alors Global Imaging On Line, qui réalise un chiffre d'affaires de 8,6 millions d'euros en 2014 et emploie 75 collaborateurs, ce qui fait plus que doubler la taille de la structure. La course à la taille critique, justement, est perçue comme une nécessité sur ce marché pour Didier Sensey, et repose sur une croissance à la fois organique et externe. Elle n'est pas finie, au contraire. Didier Sensey s'est fixé pour objectif de réaliser rapidement 40 millions d'euros de chiffre d'affaires. « L'hypercroissance est un état d'esprit, dit-il. Je suis incapable de rester les deux pieds dans le même sabot. Il faut que les choses bougent ». Le président de NGI estime que l'hypercroissance nécessite d'être entouré de collaborateurs de haut niveau, animant une organisation précise, et de s'appuyer sur des partenaires en capital solides, partageant une vision commune du projet de l'entreprise.

« Nous avons été séduits par la capacité du management à se remettre en cause en permanence et à anticiper les besoins des clients. »

Laurent BAUDINO
Directeur associé chez ISATIS Capital

Groupe NGI en bref

Date de reprise : 2006
Président : Didier Sensey
Siège social : Villeurbanne, près de Lyon.
Activité : Premier acteur français consacré à l'accompagnement des centres d'imagerie médicale. NGI équipe près de 25 % du marché de l'imagerie médicale en France.
Effectifs : 125 collaborateurs
Chiffre d'affaires (2015) : 17,5 millions d'euros

Portrait de Didier Sensey, Président de NGI

Entreprendre est une belle aventure