Christophe Louvard, la contagion de l’entrepreneuriat

Christophe Louvard a contracté le virus de la création d'entreprise dans la première société où il est entré, après ses études de commerce. Dis ans plus tard, il s'avoue toujours autant passionné par l'aventure.

La première expérience a été la bonne. Sorti d’une grande école de commerce, ESCP Europe, en 1988, Christophe Louvard s’envole pour les États-Unis. Il rejoint une entreprise de textile, Jordache, montée en 1969 par trois frères, Joe, Ralph et Avi Nakash. « Ils étaient partis de rien et en avaient fait, en quelques années, un empire du jeans, raconte le Pdg d’autobiz, admiratif. J’ai tout appris, chez eux, sur le monde de l’entreprise. Il y reste une petite dizaine d’années, « excitantes, comme il le dit lui-même. Un futur entrepreneur est né...

Christophe Louvard fait un court détour par Booz Allen Hamilton, à l’époque l’un des cabinets de conseil en stratégie les plus importants au monde – il ne s’y attardera que quelques mois, vite convaincu que ce métier n’est pas fait pour lui – et un détour beaucoup plus long par... la plongée sous-marine (il fera de sa passion son activité professionnelle, en mer Rouge, pendant cinq ans). Nous sommes, alors, à fin des années 1990. La révolution Internet déferle sur l’économie. Pressé par les amis avec lesquels il est resté en contact en France de ne pas la rater, il remonte à la surface... entrepreneuriale, et rentre. Il suit les conseils qui lui avaient été donnés et se lance dans l’aventure numérique. « Ce qui me fascinait, alors, c’était de digitaliser les médias , dit-il. Il reprend un magazine professionnel du secteur automobile, La Tribune du concessionnaire, et découvre que les concessionnaires, les groupes de distribution, les constructeurs, les réseaux et les garagistes manquent cruellement d’informations fiables. Il comprend aussitôt que « Internet va bouleverser le marché de l’occasion, et le rendre transparent. Associé à un informaticien hors pair et à un journaliste professionnel, Christophe Louvard construit sa première base de données. « J’aurais très bien pu reprendre un magazine professionnel sur le béton, mais je ne regrette pas d’avoir choisi l’automobile..., dit, aujourd’hui, en souriant le Pdg de la PME.

« J’ai trouvé mon bonheur dans l’entreprise, mais la vie de chef d’entreprise est un challenge permanent. »

Christophe Louvard
Pdg d'Autobiz

Tout n’a pas toujours été facile. Christophe Louvard reconnaît qu’il pensait que la révolution Internet se produirait plus vite qu’elle ne l’a fait. « Monter une entreprise est une aventure, raconte-t-il, rappelant qu’il y a des hauts et des bas. Mais c’est une aventure à nulle autre pareille, selon lui, si ce n’est à celle de la plongée sous-marine. « Avoir le goût de l’adrénaline, jouir de l’instant, pour reprendre ses propres mots : autant de sensations très fortes que procurent l’une comme l’autre au Pdg d’autobiz. Ce Franco-Allemand de 50 ans, de père français et de mère allemande, reste émerveillé par l’expérience humaine qui est la sienne. La moyenne d’âge, dans l’entreprise, tourne autour de 27 ou 28 ans (« une génération de moins que la mienne, constate-t-il), et ses collaborateurs ont suivi des parcours très différents. « Je vis l’intégration au quotidien, poursuit-t-il. Faisant référence à l’expansion spectaculaire de la PME à l’étranger, il avoue se réjouir de voir « de jeunes Espagnols développer un concept français dans leur pays, où autobiz s’est implantée, il y a deux ans.

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Entreprendre est une belle aventure