Inspearit digitalise le monde

Accompagnée depuis quatre ans par ISATIS Capital, cette société de conseil, constamment précurseur, a vu son périmètre beaucoup évoluer tout en se positionnant avec succès sur une niche, la transformation digitale des grandes entreprises.

L a vie d’une PME n’est jamais un long fleuve tranquille. Le parcours d’inspearit, une société de conseil en informatique à forte valeur ajoutée, très bien installée sur un métier porteur, celui de la digitalisation de grands groupes ou de grandes organisations, en fournit un bon exemple. Annie Combelles, la principale intéressée, puisqu’elle est la fondatrice de cette PME et en tient depuis 26 ans la barre, qualifie, elle-même, de « pas banale la belle histoire de « son entreprise. Passée d’abord pendant une quinzaine d’années par de grandes sociétés françaises dans l’aéronautique puis le nucléaire, cette ingénieure (Sup Aéro Toulouse) a réussi à faire du cabinet de conseil qu’elle a monté en 1989 une superbe référence dans l’univers des services informatiques, forte d’une belle équipe de consultants de très haut niveau. inspearit compte parmi ses clients Allianz, AXA, BNP Paribas (qu’elle a assisté dans la mise en place de la banque digitale Hello bank!), CnP, DCNS, Finmeccanica, ING, ou encore Thales.
Le coeur de métier de la PME a toujours été le même. « Nous avons évolué en suivant les besoins et enjeux de nos clients, explique la présidente du directoire. Mais nous sommes restés dans le conseil aux métiers liés à l’informatique. En revanche, le périmètre d’inspearit, lui, a beaucoup changé. Annie Combelles vend une première fois, en 1999, son cabinet de conseil, mais elle en reste présidente. L’opération lui donnera les moyens d’ouvrir des marchés à l’étranger. Quatre ans plus tard, elle rachète une partie des activités de l’entité dans laquelle avait été logée inspearit et dont l’actionnaire se séparait... avant de vendre une deuxième fois sa société, en 2006, à un groupe norvégien, DNV, tout en restant présidente de la branche conseil en IT. Les synergies alors espérées ne se réalisent pas.

« Il faut avoir une vision de l’avenir de l’entreprise et savoir où vous voulez l’emmener, elle et ses collaborateurs. »

Annie Combelles
Présidente du directoire d'inspearit

Un MBO très complexe

C’est à ce moment-là – nous sommes alors début 2011 – qu’entre en scène Isatis Capital, séduite par le fait que cette PME était reconnue sur son marché pour l’extraordinaire
compétence de ses collaborateurs. « Nous avons monté un management buy out (MBO) assez complexe et participé au financement de l’opération , explique Brice Lionnet, président du directoire d’Isatis Capital. Cinq dirigeants d’inspearit, au premier rang desquels Annie Combelles, rachètent grâce au MBO, l’entreprise à DNV, par l’intermédiaire d’un holding de reprise, s’endettant pour l’occasion. Brice Lionnet reconnaît qu’il s’agit là d’une des opérations de MBO les plus sophistiquées qu’il ait jamais réalisées. Les activités de la « nouvelle inspearit, étaient, précise-t-il, « logées dans plusieurs pays et dans plusieurs entités juridiques . Annie Combelles se félicite grandement, comme elle le dit elle-même, de la compétence avec laquelle Isatis Capital l’a accompagnée pendant toute cette période, ainsi que lorsqu’elle a été amenée à restructurer l’équipe dirigeante, en 2014.
La vie capitalistique (très) bien remplie d’inspearit n’a jamais freiné la croissance de la PME. Au contraire. Les prises de commande ont encore augmenté d’environ 20 %, en 2015, par rapport à l’année précédente. La société renforce, aujourd’hui, ses activités historiques et accélère son développement – en particulier en Asie. Le fleuve inspearit suit son cours...

Entreprendre est une belle aventure